Le prix littéraire Québec-France Marie-Claire-Blais remis à Marc Lepape pour son premier roman « Vasilsca », Éditions Galaade.
C'est donc avec beaucoup de fierté que le jeudi 8 avril 2010, au salon du Livre international de Québec, Madame Margot Bolduc, vice-présidente de l’Association Québec-France, et Madame Marie-Claire Blais, marraine du prix littéraire, ont décerné le prix littéraire Québec-France Marie-Claire-Blais 2010 à l’écrivain français Marc Lepape pour son premier roman « Vasilsca ».


Ce prix est assorti d’une bourse. Le lauréat 2010 participe à une tournée littéraire du 7 au 15 avril 2010, dans les villes de Québec, Saguenay, Trois-Rivières (en Mauricie), Montréal, Chambly (dans la vallée du Richelieu) et à Longueuil (en Montérégie) où il terminera sa tournée. Il est accompagné de Sophie Brigant, coordonnatrice culturelle à l’association Québec-France.
L’association Québec-France est particulièrement fière que Madame Marie-Claire Blais ait bien voulu associer son nom à ce Prix dont c’est la 6e édition. Sans les partenaires, cette aventure littéraire ne serait pas possible. Merci au Consulat général de France à Québec, au Ministère des relations internationales et à l’Office québécois de la langue française.
Article du quotidien Le Soleil, paru le 11 avril 2010.

Notre Association jumelle France-Québec a aussi un prix littéraire, dont le parrain est Patrick Poivre d’Arvor. Le prix a été décerné à Marie-Christine Bernard pour son roman Mademoiselle Personne, paru aux éditions Hurtubise. Elle vient de recevoir ce prix à la Délégation du Québec à Paris et a sillonné plusieurs régions françaises afin d’y rencontrer les lecteurs. Ce prix est aussi assorti d’une bourse.
Bravo aux deux lauréats qui, chacun dans leur pays, contribuent à mieux faire connaître le pays d’en face. Bravo aux deux associations Québec-France et France-Québec qui unissent leurs efforts dans le développement d’une relation franco-québécoise directe et privilégiée sur tout le territoire du Québec et de la France.
Ce fut aussi une occasion inédite de réunir sur une même tribune deux lauréats du prix Médicis : Marie-Claire Blais en 1966 pour Une saison dans la vie d'Emmanuel et Dany Laferrière en 2009 pour L’Énigme du retour.
 Lauréat 2009 : Frédéric Brun – Perla

En 2009, l’Association Québec-France a décerné le Prix Marie-Claire-Blais à l’écrivain Frédéric Brun pour son roman Perla, paru aux Éditions Stock en 2007.
L’auteur en quelques mots :
Éditeur de musique, Frédéric Brun aime les romans d'apprentissage et la poésie. En 2007, il se lance dans l'écriture avec Perla, roman dans lequel il raconte le vécu de sa mère, déportée à Auschwitz et qui n'a jamais eu la force de raconter son histoire à son fils. Frédéric Brun remporte le Goncourt du premier roman grâce à ce poignant témoignage. L'année suivante, l'écrivain livre Le Roman de Jean où il s'attaque cette fois à l'histoire de son père, artiste oublié à qui il rend hommage.
Le roman
C’est le livre d’un fils qui raconte l’histoire de sa mère Perla, déportée à Auschwitz, Perla qui se meurt cinquante ans plus tard, enfin apaisée.
Entremêlant le passé et le présent de cette femme, décrivant et dénouant très minutieusement ses liens d’enfant, Frédéric Brun impose tout au long de son récit tant un personnage qu’un univers qui, parce qu’il ne ressemble à nul autre nous ressemble à tous.
On comprend dès lors la fascination de l’auteur pour certains poètes du romantisme allemand, sa joie d’être père, la détresse infinie de Perla et ce drôle de couple, Frédéric et sa mère, qui ne parviendra jamais tout à fait à se séparer.
« J’aurais toujours un cartable sur le dos, celui d’un enfant qui part à l’école de la vie. Tu le remplis encore. Une mère, en fait, cela ne meurt jamais. »
Réaction de Frédéric Brun à l’annonce du prix
« Je suis très heureux et très touché de recevoir ce prix, qui pour moi représente un très bel encouragement pour continuer ce chemin littéraire qui me passionne et qui est aussi magnifique que difficile. Marie-Claire Blais a écrit des livres singuliers et poétiques, ce prix porte son nom, ses livres ont traversé les années, sa carrière est un modèle et c’est vrai que je garderai toujours dans un coin de mon esprit ce prix pour m’accompagner, pour m’encourager à continuer à écrire. »
 Lauréat 2008 : Jérôme Tonnerre – L’Atlantique Sud

En 2008, l’Association Québec-France a décerné le Prix Marie-Claire Blais à l’écrivain Jérôme Tonnerre pour son roman L’Atlantique Sud, paru aux éditions Bernard Grasset en 2006. Dans le cadre de cette distinction, il a effectué une tournée de promotion au Québec du 20 mars au 5 avril 2009.
L’auteur en quelques mots
Né à Paris en 1959, Jérôme Tonnerre rencontre François Truffaut qui détermine sa vocation pour le cinéma et l’encourage à devenir scénariste. Il a écrit ou coécrit près d’une trentaine de films, notamment pour Claude Sautet, Yves Robert, Philippe de Broca, Jean-Paul Rappeneau, Patrice Leconte. Il est l’auteur d’un récit autobiographique, Le Petit Voisin (1999). L’Atlantique Sud est son premier roman.
Le roman
« L’Atlantique Sud décrit un cas rare de psychiatrie. Chargé par son frère et sa sœur d’aller disperser les cendres de leur mère dans cette partie du globe, le héros ne parvient hamais à partir pour remplir sa mission. (…) Il finira par retrouver l’ancien amoureux de sa mère et réussira à jeter les cendres dans un Atlantique qui n’est pas tout à fait le Sud. Qu’importe ! Mon roman préféré par la légèreté du dialogue et la découverte d’une névrose insoupçonnée mais guérissable. » Pierre Bélanger, membre du comité littéraire de la Régionale de Montérégie.
Réaction de Jérôme Tonnerre à l’annonce du prix
Ce prix revêt pour moi une résonance toute particulière. Lorsque j’avais onze ou douze ans, enfermé à l’année dans un pensionnat religieux, une équipe de cinéma avait débarqué pour tourner un film en nos hauts murs. (…) Le fameux film finit par sortir trois ou quatre ans plus tard, et c’était Une saison dans la vie d’Emmanuel. Il avait donc, d’une certaine manière, déterminé ma vocation de cinéphile et de futur scénariste. Si j’écris aujourd’hui, des films, des livres, c’est peut-être à Marie-Claire Blais que je le dois. Voilà pour la symbolique du prix, mais la reconnaissance du public québécois, c’est autre chose et, pour l’instant, je n’en ai aucune idée.
 Lauréat 2007 : Stéphane Audeguy - La théorie des nuages

En 2007, l’Association Québec-France a décerné le Prix Marie-Claire Blais à l’écrivain Stéphane Audeguy pour son roman La théorie des nuages, paru aux éditions Gallimard en 2005 (également disponible dans la collection Folio). Dans le cadre de cette distinction, il a effectué une tournée de promotion au Québec du 2 au 9 novembre 2007.
L’auteur en quelques mots
Agrégé de lettres, Stéphane Audeguy est tour à tour lecteur aux États-Unis, monteur dans le monde du cinéma, professeur d’histoire de l’art à Paris. Ce n’est qu’en 2005 qu’il publie son premier roman, La théorie des nuages, aux Éditions Gallimard. Le succès est immédiat en France : l’œuvre, qui évoque différents personnages - historiques et imaginaires - tous passionnés de nuages, est acclamée par le public et les médias, et remporte de nombreux prix dont le fameux Prix Maurice Genevoix de l’Académie Française.
Le roman
La théorie des nuages évoque à travers diverses figures, historiques et imaginaires, l’histoire de la météorologie et de toutes sortes d’amoureux des nuages. Akira Kumo, un couturier japonais, collectionne les livres consacrés aux nuages. Pour classer sa bibliothèque, il engage Virginie Latour, une jeune femme, à qui il raconte des histoires de chasseurs de nuages. Celle de Luke Howard qui inventa leurs noms, celle de Richard Abercrombie qui fit le tour du monde pour voir s'ils étaient partout identiques, d'autres encore, aussi surprenantes que le jeu des nuées. Pour Stéphane Audeguy, « c’est un roman sur les nuages comme métaphore à la fois de la présence mais aussi d’une chose évanescente qui peut s’oublier. »
Réaction de Stéphane Audeguy à l’annonce du prix
« C’est un sentiment de grande reconnaissance particulièrement à l’idée que des personnes aussi lointaines et aussi proches s’intéressent à un premier roman […] J’attends avec beaucoup de curiosité de voir comment on peut me lire et d’autre part j’attends des rencontres avec d’autres écrivains et d’autres usages de la langue française puisqu’elle est notre bâtiment public, celui que nous habitons en commun. »
 Lauréate 2006 : Catherine Locandro – Clara la nuit
En 2006, l’Association Québec-France a décerné le Prix Marie-Claire Blais à l’écrivaine Catherine Locandro pour son roman Clara la nuit, paru aux éditions Gallimard en 2004.
L’auteure en quelques mots
Écrivaine et scénariste française née à Nice en 1973, Catherine Locandro a commencé par l'écriture de courts métrages. En 1997, à la suite d'un concours, son scénario est retenu et fait partie de L'amour est à réinventer, 10 histoires d'amour au temps du sida, série réalisée par François Dupeyron. En 2004, elle publie Clara la nuit, son premier roman, qui trouve immédiatement l'adhésion de la critique, et remporte le Prix René Fallet.
Le roman
Pour Catherine Locandro, « Clara la nuit est l’histoire d’une personne en souffrance, une prostituée, qui à la suite de diverses rencontres, va remettre en cause le sens qu’elle souhaite donner à sa vie ».
Extrait : « Ce soir-là, je ne redescendis pas sur le trottoir. Je regagnai ma chambre habituelle et me livrai à une introspection minutieuse. La conclusion de cette plongée en moi-même tenait en deux questions-réponses très simples: avais-je eu peur? Non. Allais-je recommencer ? Oui. Le lendemain, j'achetai des porte-jarretelles à ma taille. »
Réaction de Catherine Locandro à l’annonce du prix
« C’est un bel encouragement, Clara m’a permis de faire de beaux voyages jusqu’à présent, mais je ne pensais pas qu’elle m’emmènerait si loin. » Il s’agit d’« une belle opportunité pour moi d’échanger avec des lecteurs et des écrivains québécois. »
 Lauréat 2005 : Jean-Philippe Blondel – Accès direct à la plage

En 2005, l’Association Québec-France a décerné la première édition du Prix Marie-Claire Blais à l’écrivain Jean-Philippe Blondel pour son roman Accès direct à la plage, paru aux éditions Delphine Montalant en 2003 (également disponible aux éditions Pocket).
L’auteur en quelques mots
Jean-Philippe Blondel est né en 1964. Écumeur de régions côtières et amateur d'iode, il habite cependant à Troyes, en Champagne, où il enseigne l'anglais. L’écrit est au coeur de son existence depuis de nombreuses années. Des influences multiples et variées, Echeno, Modiano aussi bien qu’Auster et Proust, l’on porté en tant que lecteur et écrivain. Cependant, ces auteurs doivent s’effacer face aux musiciens. Jean-Philippe Blondel se laisse en effet porter par la musique. Il la transforme peu à peu en mots.
Le roman
A l’origine de ce roman : des vacances en Bretagne dont le déroulement fut gâché par la propriétaire qui ne cessait d’intervenir dans les conversations de la famille afin de raconter sa vie. Le roman prend racine aux quatre coins des côtes françaises. Rien ne relierait les personnages s'ils n'avaient le goût des locations à la mer. Ils se sont croisés dans l'épice particulière des soirs d'été. Les couples, les familles, les célibataires qui nous ont précédés.
Réaction de Jean-Philippe Blondel à l’annonce du prix
« Je suis honoré que ce petit radeau ait traversé l’Atlantique, et d’autant plus honoré que ce prix est un prix de lecteurs, les plus importants. »
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